Il y a quelques mois, Clair Obscur: Expedition 33, jeu vidéo français multi-récompensé et déjà considéré comme l’un des meilleurs de sa génération, a également été salué pour sa bande originale exceptionnelle. Comme quoi, la musique a toute son importance dans le jeu vidéo.
Qu’elle soit originale ou basée sur des chansons existantes, elle façonne notre immersion, fait monter la tension, ou rend les écrans de chargement un peu moins interminables.
Et puis la musique, c’est aussi des souvenirs. La mélodie inquiétante du mode Zombie sur Black Ops II, Imma Try It Out qui résonne dans la mission discothèque du même jeu… Ces instants marquent autant que les cinématiques.
Les bandes originales : quand la musique devient narration
Certains jeux ne se contentent pas d’avoir une belle musique — ils en font un personnage à part entière.
Impossible de ne pas citer Journey, chef-d’œuvre visuel et musical. Composée par Austin Wintory, la BO accompagne chaque mouvement, chaque souffle de vent, jusqu’à l’élévation finale. Rarement une partition aura si bien traduit la poésie d’un jeu.
Autre monument : le main theme de Batman: Arkham City. Épique, sombre, orchestral — on y retrouve toute la dualité du héros.
Et puis, plus récemment (bon, il y a déjà cinq ou six ans), Red Dead Redemption II nous a littéralement foutu les poils. Entre folk poussiéreuse et envolées mélancoliques, la BO signée Woody Jackson touche juste à chaque instant.
Mais s’il ne fallait en garder qu’une ? Pour beaucoup d’entre nous, ce serait Uncharted. Le thème principal, si héroïque, est devenu culte. Mention spéciale à The Rub’ al Khali, morceau sublime qui accompagne Nathan Drake errant dans le désert : un moment suspendu.
Les setlists : quand le jeu devient une radio
Et puis, il y a les jeux qui préfèrent la playlist à la composition originale.
Des titres existants, soigneusement choisis, qui collent à une ambiance, une époque, un état d’esprit.
Dans les jeux de sport notamment, la musique doit donner la patate. Et là, impossible de ne pas penser à EA Sports, véritable dénicheur de pépites depuis des décennies.
Les anciens se souviendront du choc en entendant Song 2 de Blur ou Jerk It Out de Caesars Palace dans les premiers FIFA du début des années 2000.
Mais au-delà des tubes, EA a toujours su mettre en avant des indés prometteurs :
– Astro de Panda ou Past 2 de Zemaria sur FIFA 13
– Odessa de Caribou sur FIFA 11
– Do You Remember The Times d’ISLAND sur FIFA 22
– ou plus récemment One of Those Days de Zack Bia sur FIFA 24
Autre série culte pour les amateurs de bonne musique : Skate 3 (encore signé EA !).
Les plus nostalgiques citeront plutôt Tony Hawk’s Pro Skater, évidemment, mais Skate 3 a marqué toute une génération avec une sélection aux petits oignons :
du rock folk un peu naïf (Cracklin’ Rosie de Neil Diamond), du glam metal décomplexé (Eyes of a Panther de Steel Panther), ou encore du punk abrasif (A Pillar of Salt de The Thermals).
Une playlist éclectique et cohérente, à l’image de l’esprit libre du skate.
En conclusion
Qu’elle soit originale ou empruntée, la musique a toujours eu sa place dans le jeu vidéo.
Elle raconte, accompagne, transcende. Elle reste, parfois, bien après qu’on ait éteint la console.
🎧 Et vous, c’était quoi votre claque musicale vidéoludique ?


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