Après une première journée déjà très réussie, ce samedi a encore fait monter le niveau d’un cran. Sous un soleil toujours aussi généreux, Chauffer dans la Noirceur a confirmé ce qui fait sa force : une programmation éclectique, où les découvertes côtoient les véritables coups de cœur.
Avant les premiers concerts, la compagnie Kiaï a ouvert les festivités avec Pulse. Six acrobates enchaînent des figures aériennes sur une immense surface rebondissante, offrant un spectacle de cirque aussi impressionnant que spectaculaire.
Les concerts se sont ensuite succédé jusqu’au bout de la nuit. Tous avaient quelque chose à proposer, mais parmi cette programmation particulièrement dense, trois prestations nous ont particulièrement marqués.
EV, entre rap et rave
On connaissait déjà l’univers d’EV, à la croisée du rap, de l’UK garage et de la musique électronique, nourri par la culture rave britannique. Sur scène, le Britannique passe pourtant dans une autre dimension.
Le concert déborde d’énergie du début à la fin. Le public saute, chante et répond à chacune de ses sollicitations. Au milieu du set, EV descend même de la scène pour danser au cœur de la foule. Une véritable communion qui résume parfaitement l’ambiance de cette prestation.
Zélie, le plus beau coup de cœur du week-end ?
On ne l’attendait pas forcément. Non pas parce qu’on doutait de son talent, mais simplement parce que son nom n’avait pas particulièrement retenu notre attention en découvrant la programmation.
Quelle erreur.
Zélie a sans doute signé l’un des meilleurs concerts du week-end. Accompagnée d’excellents musiciens, elle occupe la scène avec une énergie et une sincérité remarquables. Les mélodies restent en tête, les textes touchent juste.
Féministe revendiquée, elle fait bien plus qu’enchaîner les chansons. Elle raconte son histoire, son rapport aux hommes, aux femmes, évoque son passé et donne un sens particulier à chacune de ses prises de parole. Après une première partie très dansante, le concert prend une autre dimension. C’est poignant, parfois bouleversant, et porté avec une grande justesse.
Une immense découverte.
Aurore, le hardcore comme on l’aime
On aurait pu citer bien d’autres concerts tant ce samedi a été riche. On pense notamment à Felhur, accompagné d’Andro, qui a livré une prestation énergique et engagée, ou encore au closing de La Décharge. Il fallait attendre 3 heures du matin pour assister au début de leur set, mais les plus motivés étaient bien au rendez-vous… et ils n’ont certainement pas regretté d’avoir veillé jusque-là.
Mais s’il y a un autre concert que nous voulions particulièrement mettre en avant, c’est celui d’Aurore.
Le groupe de punk hardcore marseillais a retourné Chauffer dans la Noirceur. Dès les premiers morceaux, les pogos se multiplient devant une scène en ébullition. Les quatre musiciens dégagent une énergie impressionnante, sans jamais sacrifier la précision.
Oui, c’est du hardcore. Mais un hardcore particulièrement maîtrisé. Les transitions sont excellentes, les moments d’accalmie servent parfaitement les explosions de violence qui suivent, et le chant impressionne par sa maîtrise. Une prestation intense, sans jamais perdre en musicalité.
Si Aurore passe près de chez vous, foncez.
Petit regret tout de même au cours de cette soirée : l’annulation de Knives, remplacé au pied levé par Gable Music, qui a assuré le relais avec beaucoup d’énergie.
Deux jours, déjà beaucoup de souvenirs… et encore une dernière journée pour conclure cette 34ᵉ édition de Chauffer dans la Noirceur.
À ce soir pour clôturer le festival en beauté !


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