Toutes les bonnes choses ont une fin. Ce dimanche, Chauffer dans la Noirceur refermait le chapitre de sa 34ᵉ édition. Une dernière journée à l’image du festival : éclectique, généreuse et riche en découvertes.
Dead Bob, une entrée en matière explosive
Il ne fallait pas arriver trop tard pour assister à la première claque de la journée. Sur la scène du 3ᵉ Œil, Dead Bob, le projet solo de John Wright, batteur historique du groupe canadien NoMeansNo, a parfaitement lancé les festivités.
Le concert est puissant, profondément punk, mais ne s’y limite jamais. Les cuivres viennent régulièrement enrichir les morceaux, apportant des couleurs ska et jazz-rock qui donnent une vraie singularité à l’ensemble. Sur scène, les musiciens impressionnent autant par leur précision que par leur énergie, tandis que John Wright multiplie les plaisanteries entre les morceaux.
Une ouverture idéale pour cette dernière journée.
Brògeal, l’Écosse en fête
Changement d’ambiance avec Brògeal. Entre folk celtique et indie rock, les Écossais embarquent immédiatement le public dans leur univers.
Accordéon, banjo et guitares s’entremêlent dans des morceaux aussi festifs qu’efficaces. Héritiers des Pogues et des Smiths, ils livrent un concert chaleureux, où l’on chante, où l’on danse, et où il devient rapidement impossible de rester immobile. Une belle bouffée d’énergie.
Fat Dog, le climax du festival
S’il y avait un concert que beaucoup attendaient ce week-end, c’était bien celui de Fat Dog.
Les Londoniens avaient déjà la réputation d’être une formidable machine de scène. Ils l’ont confirmée.
Dès les premières minutes, le groupe impose un rythme effréné. Les percussions, le saxophone et le violon viennent enrichir une base punk et rock déjà explosive, donnant à Fat Dog une identité immédiatement reconnaissable. Tout semble pensé pour le live.
Au centre de cette agitation, Joe Love est partout. Charismatique, infatigable, vêtu de son ciré jaune de vieux marin breton, il descend à plusieurs reprises dans la fosse pour chanter et danser avec le public. Une proximité qui fait monter encore un peu plus l’intensité d’un concert déjà complètement fou.
Un final à la hauteur des attentes.
Bien sûr, nous aurions pu évoquer bien d’autres concerts : CelKilt, Yuston XIII ou Changeline ce dimanche, mais aussi Nathalie Froehlich vendredi ou Zentone samedi. C’est sans doute ce que l’on retiendra le plus de cette édition : la quantité de belles découvertes proposées tout au long du week-end.
Lors de notre entretien, le programmateur Isiah Morice nous l’avait promis : à Chauffer dans la Noirceur, la découverte est au cœur de la programmation. La promesse a été largement tenue. Pendant trois jours, le festival nous a fait découvrir des dizaines d’artistes, dont beaucoup rejoindront durablement nos playlists.
Un immense merci aux bénévoles, aux équipes techniques, à la sécurité, aux organisateurs et à tous les festivaliers qui ont fait vivre cette magnifique 34ᵉ édition.
Rendez-vous l’année prochaine.


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