La 34ᵉ édition de Chauffer dans la Noirceur est lancée. Ce vendredi, sous un soleil de plomb et une légère brise venue de la Manche, les premiers festivaliers ont investi le site de Montmartin-sur-Mer. Une première journée placée sous le signe de la découverte, de l’énergie et de quelques très belles surprises. Parmi tous les concerts de cette soirée d’ouverture, trois prestations ont particulièrement retenu notre attention.
Marlon Magnée, l’ouverture parfaite
Difficile d’imaginer meilleur artiste pour lancer cette 34ᵉ édition. Le claviériste de La Femme, qui a publié son premier album solo Dark Star en mars dernier, a livré un concert élégant, généreux et plein d’énergie. Très vite, le public s’est laissé embarquer, offrant au musicien un accueil à la hauteur de cette belle entrée en matière.
Entre deux morceaux, Marlon Magnée a partagé un souvenir de son précédent passage à Chauffer dans la Noirceur avec La Femme : « On adore ce festival, il a une place très spéciale dans notre cœur. La première fois qu’on est venus, on a dormi au camping… sans tente, en allant demander aux festivaliers s’ils avaient une place pour nous. » Une anecdote qui résume à elle seule l’esprit chaleureux du festival.
Lila Iké, une énergie communicative
Avec Lila Iké, l’ambiance est encore montée d’un cran. La chanteuse jamaïcaine a offert un concert solaire, porté par une présence scénique impressionnante et un sourire omniprésent.
Entourée d’un groupe particulièrement solide, clavier, guitare, basse, batterie et trois choristes, elle a conquis les amateurs de reggae comme les curieux venus la découvrir. Une prestation généreuse et maîtrisée, qui restera parmi les belles découvertes de cette première journée.
Sleaford Mods, la claque
Il y a eu d’autres très bons concerts au cours de cette première soirée, mais s’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait sans hésiter Sleaford Mods.
Le duo britannique a livré un concert d’une intensité rare. Jason Williamson impressionne par son débit, sa rage et sa présence scénique. Il éructe ses textes, multiplie les invectives, les grognements et les fameux « fuck », transformant chaque morceau en décharge d’énergie.
Au studio, Andrew Fearn est responsable des productions instrumentales du groupe. Sur scène, il passe le concert à danser sans s’arrêter, entraînant le public avec lui. Un duo aussi atypique qu’efficace.
On s’attendait à un grand concert. On a finalement assisté à l’un des moments les plus marquants de ce début de festival.
La suite s’annonce prometteuse. À demain pour le deuxième jour de Chauffer dans la Noirceur !


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