LOBA Festival Vol. 4 : l’underground prend le large aux Canaries

Loba Vol 4 cartel

Du krautrock, du post-punk, de l’EBM, du psychédélisme ou encore du noise. Pour sa quatrième édition, le LOBA Festival continue de défendre les scènes alternatives tout en développant un projet qui dépasse largement le cadre d’un simple festival. Du 9 septembre au 9 octobre 2026, LOBA déploie sa programmation à travers plusieurs îles des Canaries, avant une soirée de clôture à Aguere Cultural, à La Laguna, avec TRAVO, Crudo Pimento et Fotocopia.

Car LOBA ne se résume pas à une succession de concerts. Depuis ses premières éditions, le collectif cherche à sortir la musique indépendante de ses lieux habituels. Cette année, le festival développe des activités à Tenerife, El Hierro, Lanzarote et Gran Canaria, entre concerts, photographie, ateliers, rencontres et actions éducatives.

À Tenerife, cette démarche passe notamment par LOBA X GUACHINCHES, une série de sessions live organisées dans des guachinches, ces établissements traditionnels de l’île liés à la gastronomie et au vin local. L’objectif est simple : faire sortir la musique des salles et la mettre en relation avec le territoire et la culture canarienne.

Cette quatrième édition s’accompagne également de SNAPSHOT, une exposition de la photographe Rocío Eslava consacrée à l’univers visuel de LOBA. En parallèle, le collectif développe sur son site une plateforme destinée à mettre en avant artistes, projets et espaces culturels. Une manière de prolonger le projet au-delà des seules dates du festival.

Trois groupes pour clôturer cette quatrième édition

Le 9 octobre, LOBA Vol. 4 prendra fin à Aguere Cultural avec trois projets venus d’Espagne et du Portugal.

Loba Vol 4 cartel

Basé à Barcelone, Fotocopia évolue à la croisée de l’EBM, du post-punk, de l’industriel et du noise. Le projet de Teo Cid González développe une musique électronique sombre et abrasive, quelque part entre le club et l’énergie du punk. Son premier EP, sorti en 2023, donne déjà un bon aperçu de cet univers volontairement brut.

Le duo murcien Crudo Pimento, formé par Raúl Frutos et Inma Gómez, emprunte une voie encore différente. Depuis plus d’une décennie, les deux musiciens mélangent blues, flamenco, cumbia, hip-hop, metal ou encore musiques traditionnelles.

Enfin, TRAVO représentera la scène portugaise. Originaire de Braga, le quatuor développe un heavy psych nourri de krautrock, de garage et de rock progressif.

Le concert arrive surtout à un moment particulier pour le groupe : ce 2 octobre, TRAVO publie WASTELAND, son quatrième album et son premier chez Fuzz Club. Plus lourd et plus sombre que ses précédents travaux, le disque pousse le groupe vers des sonorités plus métalliques et industrielles, sans abandonner ses racines psychédéliques. Le public de La Laguna pourra donc découvrir cette nouvelle facette du groupe seulement une semaine après la sortie de l’album.

Faire circuler les scènes

Au-delà des styles, l’affiche résume assez bien la philosophie de LOBA. Un projet électronique basé à Barcelone, un groupe psychédélique portugais et un duo expérimental murcien vont se retrouver sur une même scène à Tenerife.

Cette circulation est au cœur du festival. LOBA cherche à connecter artistes, lieux et publics, tout en développant des activités sur plusieurs îles et dans des espaces qui ne sont pas nécessairement associés aux musiques alternatives.

À une époque où de nombreux festivals misent sur des programmations toujours plus importantes, LOBA fait un choix différent : une affiche resserrée, des artistes indépendants et des formats capables de passer d’une salle de concert à un guachinche, un espace culturel ou une exposition.

Une approche qui résume finalement assez bien le slogan du collectif : « Aquí pasan cosas ».

Prochain rendez-vous le 9 octobre à Aguere Cultural pour voir ce qu’il s’y passera.

LOBA Vol. 4
Vendredi 9 octobre 2026
Aguere Cultural, La Laguna, Tenerife
Ouverture des portes : 19 h 30
Concerts : 20 h
Fotocopia + TRAVO + Crudo Pimento
Entrées à partir de 16 €